Je reçois les réalisateurs du film « Génération Expat, ils ont osé l’aventure », Laurent Lingelser et Florian Mosca alias Les Coflocs. On va parler avec eux d’une nouvelle génération d’expatriés, qui a décidé de lâcher leur quotidien en France pour vraiment changer de vie, d’environnement, de culture et réaliser le rêve de leur vie à l’étranger.

QUESTIONS:

• Comment expliquer le succès du film « Génération Expat, ils ont osé l’aventure » [01:01]
• Comment est née votre collaboration ? Pourquoi les Coflocs ? [03:07]
• Laurent et Florian font aussi partie de la génération Expat [05:09]
• Des personnes interrogées aux 4 coins du monde [05:53]
• Des profils variés pour sortir du cliché de l’expatriation dans une cage dorée [06:47]
• Comment s’adapter face au choc culturel [07:46]
• La difficulté de se récréer un cercle amical [08:58]
• La bulle expat en train de disparaitre [11:28]
• Le scoop de Florian: « je vois ce que les locaux ne voient plus et ce que les touristes ne verront jamais » [13:38]
• L’accomplissement personnel en expat : je me suis re-découverte [15:57]
• Des forces non sollicitées en France [17:24]
• Bientôt un film sur le choc du retour ? [19:26]
• Les projets des Coflocs [22:09]

CITATIONS CLES:

« On a l’impression qu’il y a une génération de gens qui changent de vie. Il y a toutes sortes de manières de changer de vie et l’expatriation en est une. Il y a entre 2,5 et 3 millions d’expats dans le monde. Et ce nombre est en constante augmentation. ” 01:49

Laurent: “On a hésité à appeler le film les nouveaux expats… Les expats qui partent maintenant sont des gens qui partent soit en contrat local, soit sont entrepreneurs. Alors qu’autrefois les expats étaient envoyés par les grands groupes. Ça existe encore aujourd’hui mais c’est de plus en plus marginal. ” 02:20

Florian: « On a été surpris du succès tout de suite. Il y a eu beaucoup de partage sur Internet. Apparemment les gens se sont reconnus là-dedans. Nous mêmes on l’a écrit avec les tripes puisqu’on a été expatriés. » 02:42

« J ‘ai rencontré Florian à un apéro voyageur. On est devenu potes, colocs et maintenant on travaille ensemble. (…) La rencontre avec Laurent à Paris en 2012 a permis d’allier nos compétences. »03:38

« 11 interviews, 14 personnes dans 9 pays, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Asie, Océanie et à chaque fois on a rencontré des personnes aussi intéressantes les unes que les autres.” 06:33

Laurent: « La mission principale était de s’intéresser à ces nouveaux expats qui y vont pour mener à bien un projet. En discutant avec eux on s’est rendus compte que le projet primait sur le pays. Ce ne sont pas des gens qui sont allés par hasard au Brésil, en Thaïlande. Ils avaient déjà une idée préconçue avant et ils se sont rendus compte que c’était le pays qui était le plus adapté pour réaliser leur projet. Tous, sont des gens qui sont repartis à zéro. » 07:10

Laurent: « Dans le film il y a Philippe qui dit que quand il est arrivé au Québec, il a écouté il a fermé sa gueule. Quand on arrive dans un nouveau pays, il faut désapprendre ce qu’on a appris, il faut vraiment écouter, faut regarder comment ça fonctionne, Il faut pas venir avec son côté Louis XIV ou Napoléon à la française en croyant que tout ce qui est bon en France se fait partout ailleurs. Il faut être humble et écouter. » 08:30

Laurent: « Ce qui les caractérise tous qu’ils soient en contrat local ou entrepreneur, leur vie c’est des vacances parce qu’ils ont un cadre de vie agréable, qu’ils ont choisi mais ils travaillent quand même tous comme des malades. » 09:30

Florian: « On s’attend à avoir des anecdotes de folie (…) mais ce qui revient tout le temps c’est ici j’ai pas de vrais amis ». 09:46

Florian: « En France, les amis de mes amis sont mes amis. On connait toujours quelqu’un qui connait quelqu’un. Quand on arrive quelque part et qu’on est seul (…) Même si on a 5 / 6 amis ça se duplique pas. (…) On peut très vite se sentir seul si on se sociabilise pas. » 10:15

Laurent: « La bulle expat a un changé de forme. Les expats ancienne version envoyés par l’entreprise ne se retrouvaient que entre eux. Maintenant il y a des expats de tous les pays du monde. Non seulement on s’intègre avec des locaux mais on ne rencontre pas seulement des expats français mais des expats européens ou avec la même culture occidentale. Ceux qui ont bien réussi l’intégration, ont un mix d’amis, locaux, français et étrangers. Leurs vrais amis les plus proches sont français, parce qu’il y a une racine, une culture qu’on a au fond de nous, qu’on ne perdra jamais (souvent pour des petites blagues, des private joke). » 11:44

Florian: « Un expat ancienne génération le fait pour son entreprise, il va l’accepter. Il a un complément d’argent, une prime de risque. Aujourd’hui, on se retrouve devant des gens qui, au début touchent 5 fois moins d’argent qu’en France et qui ne partent pas pour l’argent ou parce qu’on leur a dit ou pour une entreprise . Ils partent parce qu’ils en ont envie, parce qu’ils ont un projet et parce qu’ils y croient. Comme le dit Alexandre dans notre film, on part pour s’enrichir de la culture locale et pas de l’entreprise française qui nous envoie ». 12:31

Florian: « Pour écrire cette voix off on s’est inspirés de notre vécu avec Laurent. J’ai écrit cette phrase en 2006 quand je vivais en Australie. (…) J’avais l’impression de m’intéresser au pays beaucoup plus que les locaux, puisque j’avais un blog sur l’Australie, je donnais mes bons plans pour vivre à Sydney. Finalement les touristes qui viennent ici, ils viennent 2 semaines et ils partent. Donc ils voient ce qu’on leur donne à voir. Les locaux qui vivent ici ne s’intéressent pas à ce qu’il se passe dans les petites ruelles derrière puisqu’ils utilisent les rues qui les emmènent au travail et après qui les emmènent chez leur amis le Week-End. Et puis c’est tout. (…) J’avais l’impression de voir plus que les touristes et plus que les locaux. » 14:00

Laurent: « Quand on va à l’étranger on devient une nouvelle personne. On ose faire des choses qu’on a pas osé faire ou on a pas osé être cette personne-là en France. On arrive sur un nouveau terrain qui est un terrain vague où tout semble possible. Y’a plus de barrières, y’a plus de frontières vu qu’on vient de les dépasser en quittant son pays. » 16:20

Laurent: « Yvan dit très bien dans le film: le moi d’aujourd’hui ne parlerait pas au moi d’il y a 2 ans. L’expatriation nous fait changer ou plutôt nous fait découvrir qui on est réellement. On est peut-être en France dans un moule, dans un monde conventionné, on est tous dans des cercles, dans des sphères différentes. Quand on est à l’étranger, on ose faire des choses qu’on aurait pas osé faire chez soi. 16:53

Florian: « En arrivant en Australie, j’avais 19 ans, je parlais pas anglais, j’étais complètement perdu mais je réalisais mon rêve donc j’étais content H24. Par contre, je me suis rappelé qu’une journée fait 24 heures. Donc je vais faire quoi ?  J’ai pas d’amis, j’ai pas de job…Faut que j’mange, faut que j’dorme et après le reste du temps, on a une page blanche. Et à partir de là, on peut reconstruire les choses. Je pense que quand on fait quelque chose qui nous plait, on ne peut que être le meilleur, on va faire les choses avec bon coeur, on va avoir l’impression d’être en vacances parce qu’on fait des choses qui nous éclatent. Et on va pouvoir y passer tout le temps disponible. Donc on va s’améliorer très rapidement, c’est très gratifiant. Ça va faire de nous quelqu’un de différent. Puisqu’avant on obéissait à tellement de règles que notre marge de liberté n’était que d’une heure par jour. On s’expatrie, on est en terrain vierge et on a 24 heures.» 18:05

Florian à propos du retour en France évoqué dans Working Holiday Visa: « Quand je suis rentré en France, on m’a dit qu’il fallait que j’arrête un petit peu l’utopie, que je retombe dans le moule vite. » 20:15

Laurent: « La meilleure école de la vie, pour elle, a été cette expérience d’expatriation. Même si le retour en France est difficile d’un point de vue culturel, administratif surtout, il est vraiment enrichissant d’un point de vue personnel et professionnel et apprécié par la suite par des futurs employeurs en France. »  20:53

VIDEOS ET LIENS

Génération Expat ils ont osé l’aventure:

Génération Working Holiday Visa:

Les coflocs: https://lescoflocs.com

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