Catherine est psychologue, maman de 3 enfants, expat depuis une quinzaine d’années. Elle nous partage son expérience et son expertise sur l’impact de l’expatriation sur les enfants, les ados et les parents à travers son projet et site web expatsparents.fr. On va parler de bilinguisme, de la courbe du changement, de l’intérêt des cafés d’accueil, des expatriations successives et de retour en France.

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QUESTIONS:

• Pourquoi avoir créé le projet Expats Parents avec le groupe Facebook et le site web dédié ? [00:58]
• Quel est ton parcours, Catherine Martel ? [02:28]
• Quels sont les enjeux de l’expatriation pour les familles ? [03:59]
• Comment parler des difficultés de l’expatriation aux enfants pour les préparer ? [04:40]
• Petits enfants petits problèmes grands enfants, grands problèmes, est-ce valable en expat ? [06:34]
• Le bilinguisme: bon ou mauvais ? Comment gérer ? [08:00]
• Qu’est-ce qu’on appelle les enfants de la 3ème culture ? [10:45]
• Est-ce que les enfants s’adaptent plus vite que les adultes ? [13:00]
• Qu’est-ce qu’on peut trouver dans le groupe Facebook Expats Parents et dans le site web expatsparents.fr ?  [14:25]
• Est-ce que tout le monde peut contribuer et écrire des articles dans le site web expatsparents.fr ? [16:28]
• La courbe du changement en expatriation [19:56]
• Les cafés d’accueil, pourquoi y aller ? [22:45]
• Combien de temps arrive-t-on à se sentir comme un poisson dans l’eau en expat ? [25:52]
• Est-ce que plus on fait d’expats, mieux on s’adapte ? [27:08]
• Tu es une super héroïne c’est ça, où as-tu puisé ta force ?! [28:41]
• Pourquoi les retours en France sont plus difficiles que les départs ? [29:44]
 

CITATIONS:

L’ENJEU EN EXPATRIATION

“L’enjeu, c’est que chacun parvienne à y trouver son compte, et ce n’est pas si simple, car les attentes des uns et des autres sont différentes, et parfois contradictoires…​ ​Si un membre de la famille se sent mal, alors le reste de la famille en subit les conséquences, qui peuvent être parfois douloureuses, voire remettre en cause l’expatriation, ou même parfois la cohésion de la famille. » 04:10

ETRE UN ENFANT / UN ADO / UN PARENT EN EXPAT

« Au sein d’une famille, ce qui va marcher avec un enfant ne sera pas forcément adapté à un autre… ​L’essentiel, c’est d’être à l’écoute des émotions et des attentes de chacun. Et puis, on réagit aussi en fonction de notre propre sensibilité : pourquoi nier nos craintes, ou nos déceptions  ? Le fait de les exprimer permet parfois à nos enfants de mieux accepter les leurs… ou de sentir qu’on peut mieux les comprendre que si on affiche un optimisme de toute circonstance qui ne tient pas compte des difficultés que peuvent éprouver les uns ou les autres.” 05:20

« C’est important de valider les émotions de l’enfant au lieu de lui dire mais c’est pas grave tu vas vite te refaire des copains dans le nouveau pays. » 06:09

« Il est vrai que lorsqu’on a de grands enfants, il y a certaines étapes  qui sont importantes, en ce qui concerne les études, les choix d’orientation, les choix de vie, et on ne se sent pas toujours en mesure de les aider, ce qui est parfois difficile à vivre pour un parent. Et peut-être encore plus pour un parent expatrié, d’ailleurs, qui a souvent été le pilier de la famille, et l’élément de stabilité au gré des déménagements… » 06:44

« Je pense que l’expatriation est particulièrement délicate pour certains adolescents.  A cet âge-là, ils se constituent leur identité au travers des autres et ils essaient de prendre le large vis à vis de leurs parents. L’expatriation leur fait vivre exactement l’inverse L’expatriation les colle aux parents et leur fait couper les ponts avec leur tribu, leurs copains / copines. » 07:15

« Les enfants ne s’adaptent pas toujours aussi facilement qu’on voudrait le croire. On entend dire par exemple que si les parents sont contents de s’expatrier, alors les enfants le seront aussi, ou que les enfants s’adaptent vite, qu’il sont des éponges… La réalité n’est pas toujours aussi simple.​ ​ L’expatriation est particulièrement délicate pour les adolescents. C’est déjà en soi une période de la vie qui n’est pas simple​, en raison de tous les changements qui s’opèrent pour le jeune. »  13:04

LE BILINGUISME

« Il y a beaucoup d’études qui attestent de la richesse qui est engendrée par le fait de parler plusieurs langues sur le plan de l’activité cérébrale, entre autres » 09:09

“Concernant l’usage ​des langues, il est couramment admis que la formule où chaque parent parle sa propre langue avec son enfant est la plus pertinente. L’enfant sait très bien faire la différence, même si la langue parlée en dehors de la maison n’est pas la même que celles qui sont parlées à la maison.» 09:19

« C’est important que la langue ait un sens pour l’enfant. Vouloir parfois imposer une langue qui n’a pas de sens pour l’enfant n’est pas vraiment bénéfique. » 10:20

« Un enfant de la 3ème culture est un enfant ou un adolescent qui ​a ​passé une partie importante de son enfance en dehors de la culture d’appartenance de ses parents. Élèvé ni dans sa culture d’origine, ni complètement dans la culture de son pays de résidence, ce jeune est exposé à une double, triple voire à de multiples cultures, d’où la notion de 3ème culture. Une conséquence de cette enfance nomade ​, c’​est l’impression de se sentir ​à la fois ​de partout et de nulle part ​, ce qui ​ pose parfois une question identitaire. L’une des questions les plus difficiles pour un TCK est d’où es-tu ou bien c’est où chez toi?  . Des études ont ​montré que les TCK se reconnaissent et qu’ils se comprennent : un américain élevé dans un pays d’Afrique noire se trouvera des tas de points communs avec un japonais élevé à Genève. ” 11:15

L’ADAPTATION DES ADULTES EN EXPAT

« Au début, on est curieux de découvrir notre nouvel environnement, enthousiaste ou excité par toutes ces nouveautés. Puis, au bout de quelques temps, certaines déconvenues apparaissent : on a du mal a se faire comprendre dans ce pays dont on ne connait pas la langue, ou bien ce sont certaines habitudes ou codes culturels qui nous désarçonnent…Les choses paraissent moins roses,  les proches nous manquent​, ​et un brin de nostalgie apparait  , de la fatigue, de la frustration ou du découragement.​ C’est ce qu’on appelle le choc culturel.Et puis, finalement, on arrive à prendre ses repères, à mieux comprendre son nouvel environnement, à en apprécier certains aspects, ​on gagne en assurance, etc.. Et après une période plus ou moins longue d’adaptation, on s’adapte de mieux en mieux, on s’enrichit des nouvelles expériences, on se fait un nouveau réseau amical, bref, on commence à se sentir chez soi ! Le fait de connaitre les différentes phases de l’expatriation permet de mieux comprendre où on en est, et de ne pas perdre espoir lorsqu’on a le sentiment d’être dans le creux de la vague​. ​ Le fait de savoir que la plupart des expatriés passent par ces différentes phases, permet de se dire que c’est normal​. » 20:20

« C’est un excellent moyen de rencontrer des gens qui sont passés par les même phases que nous, qui peuvent nous aider et nous comprendre. Même si l’exercice du café d’accueil peut être un peu artificiel, ça pourra déboucher à des relations plus profondes, à de véritables amitiés qui résisteront au temps et aux futures expatriations. » 23:12

« La FIAFE est une fédération formidable qui joue un rôle important pour l’accueil et l’adaptation des familles expatriés, plus particulièrement pour les conjoints qui eux n’ont pas d’ activité professionnelle qui fournit d’emblée un réseau social. » 24:00

« Certains s’adaptent plus vite que d’autres en fonction de leur personnalité, de leur histoire, mais aussi en fonction du pays, de la configuration familiale, etc… Mais ​je crois qu’il faut bien plusieurs mois pour trouver ses marques ; et puis, il est important de ne pas de s’imposer une durée : il est nécessaire de s’accorder le temps dont on a besoin, sans chercher la performance, ou sans se culpabiliser de ne pas s’adapter aussi vite qu’on le voudrait… » 25:58

LES SECRETS DE CATHERINE

« Dans chacun des pays où nous avons vécu, j’ai regardé ce dont j’avais besoin et qui n’existait pas. Si ça me manquait à moi, ça manquait sans doute à d’autres. ” 03:01

« L’action est parfois un antidépresseur. Je fais partie de ces gens qui se ressourcent davantage en agissant ou en contact avec les autres. » 29:00

A PROPOS DU RETOUR EN FRANCE

« Si c’est souvent plus difficile c’est que tout simplement parce qu’on s’attend pas à ce que ce soit difficile. On rentre chez soi, donc on connaît donc tout devrait être simple et finalement c’est pas le cas. » 29:58

« Les enfants parfois ont pas vécu en France ou très peu. Donc pour eux, c’est pas un retour en France, c’est un départ en France. Je me souviens mon fils quand on est rentrés, qui disait  je suis pas plus chez moi ici qu’ailleurs.   » 30:40

LE PROJET EXPATS PARENTS

“J’ai créé ce projet parce qu’il n’existait pas alors que le besoin lui était réel. 01:18

« Sur le groupe FB, les parents peuvent demander ou  obtenir des infos concernant la vie dans un pays où ils vont s’expatrier, partager leur expérience et leurs questionnement concernant les questions de scolarisation, d’apprentissage des langues, de parentalité… Sur le site, ils peuvent y trouver une quarantaine d’articles rédigés par une vingtaine d’auteurs, près d’une centaines de livres pour adultes et pour enfants en lien avec les thématiques de l’expatriation, mais aussi des videos, des MOOCs, des sites utiles, etc… Il est également possible de contacter une plateforme de professionnels de la parentalité qui consultent à distance » 14:42

« Ce site j’aimerais qu’il puisse regrouper tout ce dont un parent expatrié pourrait avoir besoin. Il sera enrichi au fur et à mesure. » 15:50

« C’est vraiment motivant de voir toutes ces personnes qui sont prêtes à partager. C’est vraiment une de mes grandes satisfactions dans ce projet que chacun est prêt à apporter sa réflexion, son savoir, c’est vraiment la richesse de ce projet. » 17:20
 

LIENS

Groupe Facebook Expats Parents
Site web: http://expatsparents.fr

FIAFE: http://www.fiafe.org

France Retour Accueil: http://franceretouraccueil.com

 

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Elise a fondé New York Off Road suite à un coup de foudre pour cette ville.  Comment on devient guide touristique ? Quelle structure choisir ? Dans quel quartier vivre ? A-t-on vraiment un choc culturel ? Elise nous partage son expérience d’entrepreneur et nous donne plein de conseils pratiques pour s’installer à New York.

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QUESTIONS:

• Pourquoi New York ? [00:48]
• Faut-il une formation pour devenir guide touristique à New York ? [05:10]
• Comment on passe du statut de salarié au statut d’entrepreneur ? Combien de temps ? Quel visa ? [07:23]
• Combien ça coûte de passer sa licence de guide à New York ? [06:53]
• Quel statut juridique as-tu choisi ? Combien ça coûte ? [09:25]
• Comment connaître toutes les démarches pour créer une entreprise à New York ? [10:20]
• Le syndrome de l’imposteur chez l’entrepreneur [13:31]
• Comment tu t’es fait connaître au début ? [15:50]
• Comment tu as trouvé des francophones qualifiés pour faire les visites ? [17:33]
• Qu’est-ce qui a été le plus difficile en tant qu’entrepreneure ? [19:26]
• Quels conseils pour devenir guide touristique à l’étranger ? [21:11]
• Quel est ton quartier préféré à New York ?[31:29]
• D’où viennent les New Yorkais ? [27:50]
• Quelle est ta rencontre la plus marquante à New York ? [29:53]
• Dans quel quartier s’installer à New York ? [31:29]
• Quel choc culturel as-tu vécu à New York ? [33:05]
 

CITATIONS CLÉS

“Ce n’était pas une passion ni un rêve pour moi New York, contrairement à certains. Ça a été complètement inattendu. Cette ville m’a complètement transcendée. J’avais très envie de vivre ici au bout de 2 heures de découverte de New York. ” 01:50

“C’est l’énergie positive qui émane de la ville m’a beaucoup plu. Cette énergie te porte. Les new-yorkais sont hyper accueillants. C’est très cordial dans les transports. C’est hyper agréable à vivre au jour le jour. » 03:41

« Ce qui m’a poussé à entreprendre c’est cette sensation que tout est possible. Ça fait un peu cliché rêve américain. Y’a plein de gens qui me disent le rêve américain c’est fini. Moi j’ai ressenti que tout était fait pour créer,  pour vivre de sa passion. Et moi ma passion c’était tout trouvé c’était assez évident c’était New York. ” 04:25

« Quand j’ai quitté mon job, j’ai perdu mon visa. On est arrivé en couple aux Etats-Unis. On a une possibilité de se rattacher au visa de l’autre étant donné qu’on est conjoints. L’obtention d’un work permit prend 1 à 3 mois.  » 07:31

CREER SA BOITE À NEW YORK

“Ici c’est pas très compliqué en terme administratif, c’est assez rapide. Entre la création de la LLC (Limited Company) et les publications dans les journaux, ça a dû me coûter 3500 dollars environ.» 09:49

« Le consulat français à New York organise une fois par mois, en demi-journée, 20 minutes de consultation gratuite avec un avocat spécialisé sur les questions d’immigration. ” 10:51

« Pour tout ce qui est prestataire (avocat, comptable) j’ai fait marcher le réseau français. Y’a pas mal de réseaux français à New York: french founders, french district et le webzine french morning.» 12:05

L’ENTREPRENARIAT

« Ma vie est remplie de doutes et de moments euphoriques. » 13:35

« Moi le gros doute c’était le changement de secteur d’activité. Est-ce que je suis légitime à être guide ? Est-ce que j’ai les épaules ? Plus l’entreprise grossit, plus des questions différentes se posent, de gestion, de ressources humaines… Heureusement que ça évolue car je n’aime pas la routine ». 14:17

« J’ai été repérée par quelques blogs. Ensuite le bouche à oreilles a fonctionné. Ça a fait effet boule de neige. » 16:07

« Le 1er challenge c’était que New York Off Road ne repose plus uniquement sur ma personne en terme de guide. Il a fallu trouver un ADN , un style de visites et les bonnes personnes qui adhèrent à ce style New York Off Road. J’ai mis quelques annonces par le passé mais en fait c’est pas comme ça qu’on trouve les gens. C’est vraiment beaucoup de bouche à oreilles.  » 17:54

« Le plus difficile c’est de jamais baisser les bras dès on a un coup dur en se disant: est-ce que je vais y arriver, est-ce que je suis faite pour ça. Ce qui est difficile c’est d’être seule face à un projet. Je m’attendais pas à ça. ». 19:40

« Ce qui a été le plus facile c’est de monter le projet, l’idée. C’était tellement… ça coulait de source. ça me passionne tellement encore au quotidien cette ville, je me force pas. On crée des visites tout le temps, on crée des nouveaux concepts, de nouvelles thématiques.  » 20:23

« Ce que je trouve étonnament facile c’est d’avoir une idée dans ma tête, de la sortir, que les gens accrochent et adhèrent.» 20:50

« Faire ça par passion pour la ville et non en se disant y’a un créneau, un business à monter, j’connais à peine la ville. C’est un métier de passion même si j’en vis très correctement aujourd’hui, c’est pas un secteur où ton salaire s’envole. Faut pas le faire pour ça. Faut avoir envie de faire découvrir et faire partager sa passion pour un endroit, un pays. » 21:30

«C’est vraiment un service humain. On rencontre les gens au quotidien. Si le matin t’as pas envie de te lever et d’aller raconter l’histoire d’un quartier, la qualité n’est pas là, la visite n’a pas lieu d’être. Donc il faut être passionné. » 22:50

«Quand t’entreprends, tu rêves de ton projet, tu pars en vacances tu déconnectes jamais. Donc il faut que la passion motive. » 22:30
 

VIVRE A NEW YORK

« Une association s’est dit on va pas laisser ce terrain vague abandonné et en a fait un potager incroyable au bord de l’eau, avec plein de fleurs, une grande pelouse, des chaises, des tables pour faire des barbecues, ils organisent des diners le dimanche soir avec les produits qu’ils ont fait passer dans le potager. » 24:01

« Le WE c’est le moment où tout le monde se retrouve. Les New Yorkais sortent énormément. Ils cuisinent pas vraiment car ils ont des petites cuisines. Les brunchs c’est évidemment dans des restau le samedi midi, le dimanches midi, avec des amis, sucré- salé. C’est l’endroit où tous les New Yorkais se retrouvent. Et les musées et les expos comme dans les grandes villes d’Europe ». 25:50

« Les New Yorkais sont hyper sportifs. C’est assez cliché mais c’est incroyablement vrai. Le samedi matin et le dimanche matin Central Park est envahi par tous les joggers qui viennent faire leur footing ». 26:38

« C’est très cosmopolite. Il y’a plus de 80 nationalités à New York. Une personne sur trois que tu rencontres dans la rue n’est pas née aux USA. C’est ce que j’aime dans cette ville c’est qu’on rencontre des gens de partout, de culture différente, de pays différents et qui apportent leurs spécialités culinaires. J’ai jamais mangé des plats aussi originaux !  » 28:00

« Pas une star ! En fait t’en croises tout le temps. Et chacun vit sa vie ! Les rencontres les plus marquantes c’est quand je suis en visite dans le quartier de Bushwick à Brooklyn. C’est un musée de street art en plein air. On visite un quartier rempli de street art, de fresques murales. Ce qui me marque toujours c’est de tomber sur un artiste qui est en train de tagger. Que tu peux lui parler et qu’il te raconte son oeuvre. Et là je me dis: mon dieu j’ai un job de rêve. » 30:08

« Les quartiers sympas pour des familles c’est autour de Central Park (Upper West, Upper East). Je conseillerais plus pour les gens qui veulent plus d’animation dans les rues, des quartiers plutôt down town, (Greenwich village, Lower East Sude, East village, Soho). Et puis ceux qui veulent s’éloigner un peu de Manhattan, Brooklyn est plus calme plus aéré et tu es à quelques stations de métro de Manhattan. Les quartiers de Brooklyn proches de Manhattan c’est l’idéal. » 31:40

« Il y a un vrai choc culturel quand tu viens de France et d’Europe. Comme ça de loin tu te dis on est assez proches. C’est plutôt facile de venir habiter à New York, moi qui ai vécu en Asie un an, New York c’est beaucoup plus simple. Quand même, tu as des chocs culturels dont tu te doutes pas quand tu viens ici ». 33:34

« T’as envie de recréer un groupe d’amis quand tu t’expatries, au début t’as plutôt envie de rencontrer des new yorkais après tu te rends compte qu’il y a pas vraiment de vrais new yorkais, donc tu te dis des américains au moins ! Et là tu te rends compte que les américains sont durs en amitié. Ils ont leur noyau dur d’amis depuis qu’ils sont tous jeunes. T’as l’impression que tu te fais un nouvel ami en 2 heures de temps parce que comme les américains sont très expansifs, t’as l’impression que c’est ton meilleur pote en 2 heures. T’as échangé ton Facebook, ton numéro il t’a invité dans sa maison à Hampton le WE prochain. Tu te dis ouh la la ça y est j’ai un ami. Et puis, silence radio. On m’avait pas prévenu! Pourquoi il veut pas être mon ami ?! En fait non, en discutant avec d’autres expats, ils ont la même expérience que toi. C’est un peu surprenant.» 33:54
 

LIENS

http://seuleanewyork.com
http://www.we-love-new-york.com/

 

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