Anne Luong vit au Qatar. Elle a déjà 4 expats au compteur. Sa 1ère expat c’était au Vietnam il y a 10 ans. Son chéri l’a suivi. La roue a tourné et elle l’a suivi à son tour à Hong Kong et au Turkménistan. Elle a su rebondir professionnellement à chaque expat, entre deux grossesses. Pourtant, elle démarre son business de portage international. Pourquoi maintenant ? Est-ce que sa vision de l’expatriation a changé ? Anne nous parle de son aventure entrepreneuriale et de son quotidien à Doha.

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QUESTIONS

1. Tu vis au Qatar. Tu es mariée. Tu as deux enfants. L’un est né au Vietnam, l’autre à Hong Kong. Ton mari et toi vous avez 4 expats au compteur. Votre 1ère expat remonte à 10 ans en arrière. Et puis aujourd’hui après avoir maintenu ta carrière tant bien que mal, tu décides de monter ton activité. Pourquoi ? 0:59

2. Avant Hong Kong, il y a eu le Turkménistan. Et là, la douche froide a commencé niveau professionnel même si tu as réussi à rebondir. Raconte-nous. 3:12

3. Pourtant, dans les expats précédentes tu as réussi à maintenir la cap de ta vie professionnelle. Tu as vécu 5 années fructueuses professionnellement au Vietnam, la naissance de ton premier enfant. En comparaison avec le Turkménistan et Hong Kong, en quoi le Vietnam a été une expérience gagnante pour toi ? 7:54

4. Pour votre 1ère expat, c’est ton mari qui a suivi. Vous vous étiez dits: celui qui a la 1ère opportunité à l’étranger, on l’étudie ensemble et on fonce. Vous avez fait la même école de commerce. Forcément l’un des deux peut se sentir lésé voire sacrifié. Mais vous avez trouvé une forme d’équilibre. Quel est votre secret ?  11:34

5. On dit que l’expatriation rend accro. Alors retour en France pas possible ou pas souhaité ? 13:07

6. Avec le recul, quels conseils tu donnerais à une personne qui souhaite retrouver du travail à l’étranger ? 14:38

7. Revenons justement à ton projet. Tu accompagnes les entrepreneurs dans leur vie de carrière nomade. Concrètement ça consiste en quoi ? Du coaching ? 16:46

8. Comment as-tu trouvé tes partenaires ? 14:06

9. Tu as fait ton coming-out. Tu as lancé ton projet sur les réseaux sociaux. Alors heureuse ?! 20:04
 

PARTIE 2: VIVRE AU QATAR 24:30

1. Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée au Qatar ?

2. Comment avez-vous trouvé votre logement ?

3. Est-ce que les expats comme vous sont regroupés par quartier ou est-ce que vous vivez au coeur de la population locale ?

4. Niveau alimentation et bien être, à quoi ressemble ton panier de courses ? Tes week-ends ?

5. Tu as 2 enfants. Où sont-ils scolarisés, en école française ?

6. Tu avais pu faire garder tes enfants assez facilement au Vietnam et à Hong Kong. Qu’en est-il du Qatar ?

7. Est-ce que tu as des sites Internet ou des blogs à recommander pour ceux et celles qui préparent leur expatriation au Qatar ?

 

EXTRAITS
Femme de

« Je me suis rendue compte que j’ai réussi à avoir une carrière à l’international mais je n’ai pas pu être maître de ma vie ».

« Tour de table. Elles avaient cette soif d’intégrer une nouvelle société voire même de se reconvertir. Et là, je me suis dit ça n’est plus pour moi. Ça a été le déclic. Je l’ai fait une dizaine d’années et aujourd’hui je n’en ai plus la force, j’ai besoin d’autre chose. J’ai besoin d’un projet à moi, quelque chose que je puisse transporter lors d’une prochaine expatriation. »

« Lors des entretiens, ils m’ont proposé le contact de leurs femmes. On a pas vraiment de travail pour toi mais tu peux contacter ma femme, elle fait de la marche tous les lundis. C’est la première fois que j’avais cette casquette de femme d’expatrié. On m’a demandé qu’est-ce que fait ton mari, dans quelle société il travaille ? Je suis en entretien d’embauche pourquoi ils me parlent de mon conjoint ?! »

« Même si je suis maman de 2 enfants aujourd’hui, pour moi, travailler est une part de moi-même, c’est un accomplissement personnel, je ne peux pas juste rester à la maison et m’occuper des enfants. »

« On est très à l’écoute l’un envers l’autre. Mon mari qui a le super contrat fait très attention qu’on accepte des pays où je puisse travailler. »

 

Expat au Vietnam et au Turkménistan

« Au niveau perso, l’expat au Vietnam était une expérience forte car je suis d’origine vietnamienne. Au niveau pro, ça m’a permis d’avoir un poste de manager: des responsabilités, une équipe à gérer… C’est ce qui m’a poussé à partir en expatriation au départ. »

« Parler vietnamien m’a ouvert des portes. L’intégration a été plus simple. »

« C’était une belle aventure tant au niveau professionnel que personnel. J’ai dû renouer avec mon pays d’origine. Mes parents sont nés au Vietnam mais je suis née en France. J’ai dû découvrir leur pays, le quotidien, le vocabulaire, c’était vraiment ultra enrichissant.  Mon fils est né au Vietnam donc c’est drôle. Le pays n’était pas un choix  pour rapport à mes origines mais ça devait être le destin en fin de compte. »

« On s’est dit on va au Turkménistan avec l’anglais en poche ça devrait être facile. On s’est rendus compte que pas du tout. Que les gens parlaient russe parce que c’est un ex-pays de l’Union soviétique et donc les taxis les commerçants personne ne parlait anglais donc il a fallu apprendre le russe pour se débrouiller. »

 

Expatriation, carrière et entrepreneuriat

« On a pas encore l’envie de rentrer en France. Même si au niveau professionnel on doit apprendre à rebondir, en fin de compte on aime ça. On aime ce challenge. On aime découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture. Même si je vais râler d’être dans les cartons, mais j’adore arriver dans un nouveau pays et faire ma propre histoire. »

« Le réseau à l’international c’est très important. Le réseau peut apporter beaucoup de choses à l’expatriation. D’avoir un fil conducteur permet de ne pas perdre pied. Parce que d’un pays à un autre on peut avoir des opportunités tellement différentes. En fin de compte qu’est-ce qui compte pour toi, quelles sont vraiment tes motivations ? »

« La multi expatriation est un frein à notre carrière. On a besoin de liberté. Au bout du 4ème pays j’étais freinée,  je n’étais plus maître de ma vie. »

« Quand tu te lances dans l’entrepreneuriat tu n’as plus personne pour te dire si c’est bien ou pas bien. Tu te rends compte que tu es seule face à ton projet. »

« Je me suis rendue compte que ça ne pouvait pas être parfait. C’est un peu comme construire une maison. Il faut accepter de faire les fondations, commencer petit à petit, et puis un jour le papier peint il ne te plait plus et tu vas mettre un petit coup de peinture. »

« Quand t’es face à toi-même, face à ton ordinateur, tu dis: ok je crois à mon projet mais il y a les saboteurs qui te disent là c’est pas encore super, tu pourrais faire mieux, en fin de compte t’es sûre que c’est la bonne direction à prendre ?!« .

 

Vivre au Qatar

« T’en prends plein la vue quand tu arrives au Qatar. »

« Je me suis posée beaucoup de questions en tant que femme puisque c’est un pays musulman: est-ce que j’ai le droit de porter tel ou tel vêtement ?   Il faut cacher les épaules.  Pour les jupes et les pantalons: en dessous des genoux. Au début tu réfléchis un peu dans ta garde-robe et en fin de compte c’est fluide aujourd’hui, je ne pose plus du tout de questions. La femme a le droit de travailler, le droit de conduire c’est un pays ouvert en fin de compte. »

« A Hong-Kong mon fils avait appris le mandarin. Aujourd’hui, il apprend l’arabe. »

« Les enfants ont école entre 7h et 13h. Donc les après-midis ils sont à la maison ! »

 

LIENS

Associations françaises au Qatar:

http://www.dohaaccueil.com

https://www.vivreauqatar.com

http://www.dfpn.org

Forum : Merci Doha sur Facebook: https://www.facebook.com/groups/1491139841149994/

Anne Luong, sa société de portage international: http://www.mrsfanjat.com

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Romain Maugrain nous partage son expérience en Argentine, Bolivie et Ecuador. Quelles sont les différences culturelles avec la France ? Conseiller International à la CCI Normandie, Romain nous expliquera en 2ème partie, le fonctionnement du dispositif VIE (Volontariat International en Entreprise) et VIA (Volontariat International en Administration). Quelles sont les conditions d’éligibilité d’un contrat VIE ? Quels en sont les avantages ?

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QUESTIONS

1. Dans quels pays as-tu eu la chance de travailler ? 1:33

2. Qu’est-ce que ces expériences t’ont apporté ? 1:45

3. En Licence, tu rencontres l’amour de ta vie, Darinka qui est bolivienne, à Clermont Ferrand. Tu pars en Argentine faire ton Master. Puis quand tu finis tes études à Montpellier, vous pensez à partir en Bolivie ensemble. Tu as trouvé du travail à distance mais tout ne se passe pas comme prévu…  2:55

4. Tu as vécu en immersion totale en Bolivie dans la famille de ton épouse. Quelles sont les différences culturelles que tu as relevées avec La France ? 5:14

5. Après la Bolivie, vous vous êtes dits: qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on rentre en France ensemble ou on essaye un autre pays qui ne soit ni la France ni la Bolivie. Un pays « neutre » où vous seriez sur le même pied d’égalité. Finalement ça a été l’Equateur. Pourquoi ce choix ? 7:33

6. Tu connais donc bien ces quelques pays d’Amérique latine: L’Argentine, la Bolivie, et l’Equateur.  Comment se passent les relations au travail ? Quelles sont les erreurs à ne pas commettre en Amérique Latine ? 9:44

7. Quels sont les conseils que tu donnerais pour trouver un travail en Amérique Latine ? Parler l’espagnol ça va de soi. Est-ce que les CCI en France et à l’étranger peuvent aider les jeunes français dans leur recherche d’emploi ? 12:33

8. Aujourd’hui vous êtes en France. Ça n’a pas dû être une décision évidente. Entre la France et la Bolivie votre coeur a dû balancer. Comment avez-vous pris votre décision ? 14:06
 

PARTIE 2: DISPOSITIFS VIE ET VIA 15:25

1. Pourquoi les systèmes du VIE et VIA ont été mis en place ? En quoi ça consiste ? 15:48

2. Combien est-ce qu’il y a de VIE dans le monde ? 17:54

3. Est-ce qu’il y a des pays ou des secteurs plus demandeurs que d’autres ? 18:14

4. Comment ça se passe, on postule en ligne ? Quelles sont les différentes étapes avant le départ ? 18:52

5. Comment sont fixés les salaires ? Est-ce qu’il y a un salaire minimum en fonction des pays ? 22:10

6. Le logement peut-être difficile à trouver. Je pense notamment à l’Irlande ou à la Suède: on en parlait avec Karine dans l’épisode #18. Une fois que le candidat est retenu, est-ce qu’il est accompagné pour sa recherche de logement ? 23:55

7. Est-ce que les frais de voyage sont pris en charge ? 24:55

8. Est-ce qu’on a une couverture santé et est-ce que ça compte pour la retraite ? 25:34

9. Est-ce qu’on peut enchainer les contrats VIE comme on enchaine des CDD ? 26:55

10. Que deviennent les talents après un VIE ? 27:10
 

EXTRAITS

« Ça forge la caractère, ça développe des compétences inter culturelles, on est plus flexibles, on développe un réseau. »

« La place de la famille occupe une importance prédominante dans la vie et dans les affaires. »

« Le temps n’est pas forcément le même pour nous que pour eux. Eux appréhendent assez facilement l’incertitude. On ne sait pas de quoi demain sera fait donc on profite du moment présent. »

« En Amérique latine, tant dans la famille que dans les affaires, on a du mal à dire non. Le non n’est pas très bien vu. »

« La corruption est assez tabou en France. En Amérique Latine, on peut avoir à faire face à la corruption. Il faut y être préparé. »

« Il faut gagner la confiance personnelle de son interlocuteur. Le familial, le personnel et le professionnel sont assez rapidement mêlés. »

« Les structures hiérarchiques sont assez verticales à l’opposé des cultures nordiques. D’où l’intérêt d’identifier le bon interlocuteur qui a le pouvoir de décision pour ne pas perdre de temps. »

« Parler espagnol est important mais les gens sont assez tolérants. Même si l’espagnol n’est pas parfait, ce n’est pas un frein contrairement à la France. »

« Une mission professionnelle intéressante à l’étranger de 6 à 24 mois pour un jeune de 18 à 28 ans avec un niveau d’indemnité attractif et un niveau de responsabilité supérieur à ce qu’il pourrait avoir en France. »

« C’est un partenariat entre l’entreprise, Business France et le jeune. »

« Les avantages pour l’entreprise: la possibilité pour elle de tester un jeune cadre à potentiel en lui confiant une mission à l’étranger et d’accéder à des profils qu’elle aurait eu du mal à trouver seule.  »

« Le VIE est devenu un outil pour embaucher et tester des futurs cadres internationaux des entreprises. »

« Le statut public du volontaire exonère l’entreprise de tout lien contractuel (le jeune est placé sous la responsabilité de Business France) et de charges sociales en France. C’est un dispositif subventionné par les conseils régionaux.  »

« 68% des jeunes se voient proposer un contrat à l’issue de leur mission. »
 

LIENS

Trouver une offre d’emploi VIE ou VIA sur la plateforme Civiweb

Télécharger ou consulter le Guide du Volontaire

Télécharger le guide des bonnes pratiques du Volontaire

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