Ça déménage !

23/05/2017

En ce moment on conjugue le verbe « déménager » au présent un peu partout dans le monde… Je déménage, tu déménages, il déménage… C’est la grande période des déménagements pour les expats. Retours en France pour certains, départ vers l’étranger pour d’autres.

On dit que le déménagement est l’un des événements les plus traumatiques d’une vie avec le deuil. Tu m’étonnes… Déménager c’est trier, jeter, faire le vide, tourner la page pour en ouvrir une autre, faire ses adieux à des repères connus. Pas simple. A l’étranger c’est encore plus fort. On a mis tellement d’énergie à construire ce nouveau chez soi, notre nouveau cocon. On a mis des mois et des mois à pourvoir articuler une phrase dans la langue du commerçant du coin ou à l’école des enfants. Du temps à construire des amitiés avec la bulle expat ou avec les locaux, tout en sachant qu’un jour, l’heure du départ sonnerait. Devoir dire au revoir à tous ces visages familiers qui nous paraissaient si étranges et étrangers au début, ça fait mal.

Être forts devant les enfants. Retenir ses larmes. Mais en même temps ne pas nier cette réalité du départ. Comme la bande annonce de la suite du film « The Incredibles », répéter ce discours enthousiasmant des nouvelles aventures qui nous attendent… ailleurs. Ou dans notre ancien chez nous en France. Comment ça, tu te souviens pas mon poussin ?!

Relire Tchoupi déménage ! avec le plus jeune… Discrètement, sauter la page où Tchoupi est triste parce qu’il ne reverra pas ses copains… Écarter le plus grand qui sait lire « Bien sûr que si, mon chéri, on les invitera bientôt ! » . Ajouter à la ligne 1242 de choses à faire acheter le livre « Ulysse petit expat ».

Pour ceux qui rentrent en France, la galère administrative nous attend !

Penser plutôt aux choses positives qui nous attendant au retour:

  • la gastronomie française (miam les croissants, éclairs au chocolat, vin et fromage),
  • les vrais amis (ceux qui sont venus nous voir ou qui ont gardé le contact coûte que coûte malgré notre bougeotte aux 4 coins de la planète),
  • la famille (car même si parfois, on ne les supporte plus, ils nous ont beaucoup manqué…)
  • la culture (les musées, les films en français, les livres en français !)

Passé cette lune de miel, se dire que c’est normal d’avoir un choc culturel inversé c’est-à-dire de penser qu’il y avait finalement plein de trucs super bien gérés, mieux qu’en France. Très vite, rentrer dans la phase de ré-adaptation où l’on retrouve sa routine ET finalement la maturité et l’harmonie !

La route est longue, le chemin pentu ! Bon courage et bon retour !

 

 

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